Analyse et discussion de l’ouvrage de Catherine Aubertin, Florence Pinton et Valérie Boisvert, 2007. Les marchés de la biodiversité, Ird Editions, 269 p.
Organisateur : Geoffroy Filoche
Lieu : Centre IRD Orléans, Technoparc, 5 rue du Carbone, 45072 Orléans Cedex 2
Programme
09h00 – 11h00 / Les marchés de la biodiversité… et après ?
Discutant : Frédéric Thomas
Répondants : Catherine Aubertin, Florence Pinton, Valérie Boisvert
13h30 – 15h30 / Savoirs locaux, savoirs distribués, savoirs appropriés et mondialisation… une question de taille ou de taille de réseaux ?
Reprise des communications et des discussions sur les savoirs locaux lors des Ateliers de réflexion prospective de l’ANR Sciences Sociétés coordonnés par Dominique Pestre.
Discutant : Florence Pinton
15h30 – 17h00 / Questions institutionnelles
Point sur les activités de terrain
Etats des budgets 2008, les risques d’annualisation, (l’hypothèque semble levée mais aucune garantie écrite satisfaisante actuellement).
Point sur le système d’évaluation à ANR et présentation du dépôt des « livrables » sur les HAL (Archives en ligne…)
Présentation de la journée
Après le constat d’un échec certain dans la mise en place de marchés de la biodiversité, comment sortir des approches des économistes classiques et néo-institutionnalistes et de la critique de ces discours pour comprendre la persistance de l’objet « biodiversité » dans les relations Nord Sud ? Si la biodiversité peut difficilement continuer à être pensée comme un bien marchand comme un autre (dont une bonne gouvernance de l’allocation suffirait à former le prix), elle demeure un objet de connaissance et d’usages locaux (de laboratoire ou de communautés locales) et un objet de droit pris entre bien privé et « bien commun globaux ». Quels outils méthodologiques peut-on mobiliser pour rendre compte de cette existence ? On pourra aborder différentes perspectives, écoles et outils méthodologiques dont la liste ci-dessous n’est pas limitative : Les approches régulationnistes (Boyer), la sociologie des politiques publiques et l’approche cognitiviste (Muller, Surel, 1998) peuvent-elles nous aider à dépasser l’horizon indépassable du marché des néo-institutionnalistes ? Les concepts d’économies des qualités, les arrangements institutionnelles, les ordres socio-économiques, les cités de justices constituent-ils des outils d’analyse mieux susceptible d’appréhender la biodiversité dans la nouvelle économie du vivant ? Quels sont les apports de l’histoire et la sociologie des sciences et des outils de l’anthropologie des savoirs ? Un point rapide sur les outils et le modèle de la science en action proposé par Latour pourrait être fait notamment pour pointer les différences de formulation dans le traitement de l’objet biodiversité.
