Les appellations d’origine contrôlées, les indications géographiques protégées ou les marques collectives sur des produits localisés constituent-ils de bons outils de conservation de l’agrobiodiversité ?
Cette question se pose depuis que la propriété intellectuelle sur le vivant a été érigée par les économistes néo-institutionnalistes et les experts internationaux de la conservation de l’environnement comme de bons outils de valorisation et de conservation de la biodiversité en générale.
Qu’en est-il dans la réalité ?
Le colloque international Localiser les produits en juin 2009 à l’Unesco a été l’occasion de rassembler beaucoup d’expériences de terrain qui donnent des réponses contrastées sur les effets des démarches de localisation et de patrimonialisation des produits en matière de conservation de la biodiversité (cf. http://www.mnhn.fr/colloque/localiserlesproduits/ )
En fait, en théorie, les AOP et les IGP devraient incontestablement constituer un bon outil de conservation de l’agrobiodiversité et tous les chercheurs et acteurs impliqués le pensent, mais dans la réalité, de nombreux facteurs internationaux et locaux faussent et dévoient cet objectif :
Illustration à partir d’une analyse de l’évolution des réglementations vietnamiennes des pratiques des chercheurs et des petites associations d’agriculteurs au moment de l’enregistrement d’AO ou d’IG qui en appelle à une "gestion facilitée" des AO et IG par les associations locales d’agriculteurs des pays en développement.

